dominique démaret - images/avis de conservation



    

Trois années de prise de vue, dont l’ensemble s’est constitué d’une façon homogène autour de la conservation des espèces animales dans les zoos et les aquariums et la conservation des spécimens naturalisés dans les musées.

Un regard et un cadrage qui mettent en évidence l’incongruité de la présence de ces animaux dans les décors où l’homme, le scientifique les met en scène, en conserve.

La girafe curieuse se penche dangereusement au-dessus d’une balustrade pour regarder les visiteurs de la grande galerie de l’Évolution au musée d’histoire naturelle. Elle s’ébat également au pied des rochers en ciment du zoo de Vincennes ou sur fond de savane africaine défraîchie dans le hangar réservé aux heureux parents d’un girafon de 7 mois.

Le noir et blanc pour mieux apprécier les textures comparées des peaux, du ciment délavé, des fourrures ébouriffées, mais aussi pour brouiller les pistes entre le mort et le vif.

Conservation de la vie ou de son apparence à tout prix et sous n’importe quelle forme mais toujours en captivité. Le sauvage a capitulé avec élégance le plus souvent, mais l’exotique de bazar insiste sans craindre le kitch.

Ici un enfant fasciné par sa rencontre improbable avec un manchot qui lui chuchote son désarroi, interdit de baignade le temps de sa mue. Là une petite fille, telle un génie échappé de la lampe d’Aladin apparaît dans les profondeurs de l’aquarium, irréelle, tandis que l’ours blanc fait la sieste sur son rocher et que le requin patrouille inlassablement. Le phoque joue à cache cache, il faut bien se distraire, les jours sont longs.

Certains nous tournent le dos, indifférents, d’autres nous fixent plus ou moins intensément. Qui sommes nous dans ces regards ? Tu veux ma photo ?






dominique démaret
photographe




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